Il y a de belles aventures humaines dans les établissements scolaires. La résidence d’artiste de Miki Nitadori, artiste japonaise, en fut une. L’inauguration officielle de l’œuvre réalisée au cours de l’année scolaire 2009-2010, le jeudi 12 mai 2011, nous a permis de recevoir cette artiste à nouveau dans nos murs. Et aussi de mettre à nouveau nos élèves de CAP dans la lumière. Pas facile aussi pour eux d'être au centre de l'événement...Car l'assemblage de leurs portraits sur les vitres du Hall d'entrée deviendra certainement une allégorie : les lycéens de Branly!
Cette dernière phase de la résidence a marqué, pour les principaux acteurs, la finalisation d’une expérience enrichissante entre cette artiste, nos élèves, l’établissement et les ateliers de fabrication des métiers de l’image du Lycée Professionnel.
Elle est arrivée de Paris au train de 10 h et a repris aussitôt contact avec l’établissement comme avant. Pour constater en arrivant devant le grand hall le travail que nous avions mené après son départ en collant les grands portraits sur les vitres.
Un nouveau proviseur pour l’accueillir, tout content de la recevoir, «qui surfe sur la vague» de ce projet. Et pour marquer ce retour, nous lui avons préparé une sorte de vernissage-événement dans le hall d’entrée où est accroché désormais son œuvre.
Après une inauguration officielle avec discours pour rappeler le projet et le travail accompli, une performance de dance urbaine vint soutenir et enrichir l'instant et ce fut l'un des moments forts. Pour finir, Miki a dédicacé le catalogue « écritures de lumière » édité par Rurart qui relate la résidence.

La prestation de l’association ADUC (Association des Danseurs Urbains Châtelleraudais), dont plusieurs élèves font partie, fut appréciée par un public important constitué principalement par les lycéens de l’établissement. Ambiance ludique et festive pendant l'enchaînement de danses Hip-Hop : flash mob, show de break danse et freestyle.
Ce jeudi 12 mai 2011, de 12h30 à 13h30, il y eut un moment fort et inoubliable pour de nombreux participants, un moment magique qui résonne, encore dans notre tête, tellement il était convivial. D’autres moments seraient à souhaiter, ici, dans ce lieu qui trouva à cette occasion toute sa potentialité, un lieu de partage.
Et une belle photo de famille pour la presse locale. Et on n'arrête pas les danseurs comme cela et ça continue pendant la séance de photos!


Les membres du groupe de danse ADUC avec Maxence connu pour ses talents de danseur s'exprima avec un break bien envoyé!
Un grand merci à Damien, le leader de Groupe Aduc qui a encadré, pendant 3 séances avant l'événement, un groupe d'une trentaine d'élèves pour présenter une danse collective.






Cette réalisation est le fruit d’un fort souhait de Miki, citoyenne du monde, japonaise et résidente en France. Elle a convaincu les élèves de figurer sur les 3 couleurs parce qu’ils doivent être fier de ce drapeau qui représente la démocratie « over the World » !


C’est là que le savoir faire de nos deux collègues de Mode entra en jeu. Ce n’était pas bien facile de coudre ensemble ces morceaux de tissus très souples.



Notre artiste en résidence revient à nouveau pour finaliser l’œuvre à réaliser en situation alors que l'expérience devrait être terminée depuis un moment. Mais les potentialités offertes par notre établissement en terme de fabrication et son envie de les utiliser ont prolongé sa résidence du double. Autour du thème de la photographie de classe, Miki a produit un travail en relation avec sa recherche plastique intitulée Combat. Portraits sur impressions.





























Le travail en résidence de Miki Nitadori a nourri un ensemble de projets. Certaines réalisations sont en cours de finalisation à des degrés différents. D'autres demandent encore du travail ou une validation des différents acteurs. Les cartons et les ordinateurs sont riches de matière à exploiter. Voici les principaux projets.

















Jeudi 17 décembre, en fin de matinée, des flocons de neige tombent sur la ville. Les regards des élèves se tournent de plus en lus vers les fenêtres. L'attraction envoûtante de la neige fait son effet. Ca sent vraiment les vacances. En début d'après midi, nous avons rendez vous avec Miki pour apporter les derniers coups de pattes à l'oeuvre collective. Faire quelques nettoyages ici et là sur les tissus imprimés, retoucher les masses noires puis fixer les réalisations sur des châssis. C'est la phase finale, l'aboutissement de six semaines de travail en commun.
Miki est là avec son sourire si caractéristique toujours pleine d'entrain et nous commençons quelques actions. Mais le lycée commence rapidement à s'agiter, des bruits courts, des informations plus précises arrivent. Il est conseillé d'envisager de quitter l'établissement avant que les bus de ramassage scolaire ne passent plus. C'est dans un vent de panique autour d'un superbe tapis blanc de neige que l'expérience s'est arrêtée. Un peu déçu sur le moment. Nous avons décidé de reprendre l'action à la rentrée en 2010. Affaire à suivre. La salle est donc restée ainsi avec sa grande lessive suspendue aux fils à linge.
Le cahier des charges est simple mais chacun doit l'affiner dans le détail. Chaque graphiste doit faire apparaître le titre MIKI NITADORI BLOG en respectant la structure générale des pages et mettre en oeuvre une charte graphique dans l'esprit de Miki, (noir sur fond coloré). Au regard du résultat obtenu, nous allons établir des critères qui nous permettront de choisir le titre définitif de ce blog. Voici le résultat. Lequel choisir? Quelques retouches seront peut-être nécessaires.
























Et elle doit être choisie. "Les fonds imprimés, souvent des tissus, sont le passé et le présent de notre société. Leurs motifs représentent l'esprit spécifique d'une culture, ils sont les symboles des pensée, rêves et espoirs d'une personne, ils sont une forme de mémoire collective, cette mémoire qui permet à chaque groupe de porter sa propre culture, d'incarner sa mémoire, la protégeant de l'oubli, cette mémoire qui au-delà du temps trouve refuge dans l'inconscient collectif. De temps en temps, elle surgit et refait surface". 



